Alors que la future réforme des retraites devrait se traduire par une disparition, sous sa forme actuelle en tout cas, de l’Agirc-Arrco, les GPS réfléchissent actuellement à leur avenir institutionnel. A l’occasion de la dernière réunion paritaire de la branche des institutions de retraite complémentaire et de prévoyance, qui s’est tenue le 9 novembre, leurs dirigeants ont commencé à se positionner sur le sujet.
Un dialogue social difficile
En premier lieu, il convient de relever que les échanges paritaires ont été pour le moins laborieux. Parmi les sujets importants inscrits à l’ordre du jour figurait celui des salaires. Alors que l’accord signé en mars dernier prévoyait une clause de revoyure afin de permettre de nouvelles discussions en fin d’année si l’inflation venait à augmenter – ce qui, de fait, est le cas – les employeurs ont clairement signifié qu’ils ne discuteraient plus des salaires cette année. Sujet clos. Autre sujet de désaccord : l’application des ordonnances Macron. Les représentants patronaux seraient tentés de revenir sur un certain nombre de dispositions relatives à la représentation syndicale des salariés et à ses moyens. Les représentants salariaux dénoncent évidemment cette orientation, la CFDT parlant même de « déloyauté » patronale. Comme nous pouvons le voir, l’ambiance est chaude dans la branche.