Deux mois après la diffusion de l’avis de tarification des protections périodiques réutilisables, l’UNOCAM rend un avis défavorable et en expose les raisons.
Pour mémoire, l’avis publié fin avril indique un prix limite de vente (PLV) de 19 € sur la culotte menstruelle et un PLV de 15,80 € sur la coupe menstruelle. Et rappelons que le ticket modérateur (TM) que les complémentaires santé devront nécessairement prendre en charge (dans la limite de 2 fois par an et uniquement pour les assurées de moins de 26 ans ou les bénéficiaires de la C2S uniquement) est fixé entre 35% et 45% de la base de remboursement de la sécurité sociale (BRSS).
L’UNOCAM s’oppose au principe d’obligation de prise en charge incluse dans le cadre des contrats responsables et solidaires tout en rappelant que « la lutte contre la précarité menstruelle constitue un objectif de santé publique et d’équité auquel l’UNOCAM souscrit pleinement ». En effet, l’organisation estime que ce n’est pas aux Ocam de financer ces prestations car cela sort de leur périmètre car il ne s’agit pas là d’une couverture assurantielle d’un risque aléatoire mais bien d’un risque certain répondant à une « logique de solidarité et d’action sociale ».
Cependant l’Union est tout à fait consciente que cet avis défavorable n’empêchera pas le dispositif d’entrer en vigueur. C’est pourquoi elle demande à être informée au plus vite de la date d’entrée en vigueur de la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour permettre à tous les organismes d’assurance santé de s’y préparer.
Retrouvez l’avis complet ci-dessous :