Le dossier médical partagé laisse sa place à l’espace santé

Comme un aveu d’échec, aucun nouveau dossier médical partagé (DMP) ne pourra être créé dès le 1er juillet 2021. Le but de 40 millions de dossiers ouverts à l’horizon 2023 est donc abandonné, plafonnant aux alentours de 9 millions depuis la fin 2019. Mais les DMP déjà créés ne disparaissent pas pour autant, ils sont intégrés au nouvel Espace Santé lancé par l’Agence du numérique en santé.

L’Espace Santé sera lancé au début de l’année 2022 et fonctionne sur une logique d’ouverture automatique, sauf opposition expresse de chacun. La méthode est claire et prend le contrepied de la méthode (ratée) basée sur le volontariat utilisée lors de la création du DMP.

Avec l’Espace Santé, l’Etat espère faire oublier le serpent de mer qu’était le DMP (annoncé en 2004 tout de même…). Tous les assurés devront faire connaître leur opposition à son ouverture. Tous les assurés devraient donc recevoir une sollicitation de l’Assurance maladie pour connaître leur volonté : en cas de silence, l’espace sera systématiquement ouvert.

A ce stade, rien ne permet de savoir si l’Espace Santé fonctionnera mieux que le DMP. En principe, il s’agira d’une version améliorée du DMP avec messagerie sécurisée pour communiquer avec les professionnels de santé ainsi qu’un agenda « santé ».

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PSC au sein des GIP : David Amiel répond à Nadège Havet

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...