La prévention des risques professionnels fait partie des nombreux chevaux de bataille du ministère du travail désormais mené par Catherine Vautrin. Dans ce contexte, une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) fait un état des lieux de la prévention des risques physiques et chimiques en faveur des jeunes qui sortes des filières professionnelles. Basée sur l’année 2017, l’étude reproduite en fin d’article permet de voir qu’un travail important doit être fait en la matière. Il permet aussi au ministère du travail d’avoir un point de comparaison pour son prochain bilan de son plan de prévention lancé en 2022.

La France comptait 640 000 accidents du travail en 2021, dont 693 mortels. En réaction à ce bilan toujours lourd, un plan national avait même été lancé par le secrétaire d’Etat chargé des retraites et de la santé au travail d’alors, Laurent Pietraszewski. Ce plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels court depuis 2022 et doit aboutir en 2025. La Dares rappelle ainsi que la prévention en direction des jeunes et des nouveaux embauchés est le premier axe prioritaire de ce plan.
En 2017, le document indique que 4 élèves sur 10 qui sortent de leur formation initiale sont issus d’une filière professionnelle. Ces jeunes sont formés à des métiers très variés qui relèvent aussi bien de l’industrie, de la construction ou l’agriculture que de la restauration, le secteur de la santé ou le transport. Ils sont alors exposés à une multitude de risques professionnels très variés auxquels ils ne sont pas suffisamment formés.