La lutte contre les fraudes sociales discutée en séance publique à l’Assemblée

Après être passé au Sénat et en commission à l’Assemblée nationale, le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales est débattu dès aujourd’hui en séance publique au Palais Bourbon. Les organismes assureurs attendent avec impatience que des décisions claires soient prises pour leur donner les moyens de lutter, eux aussi, contre les fraudes.

Après un détricotage de l’article 5 en commission, la Place attend un sursaut des députés pour rétablir le texte dans la version qui avait été adoptée au Sénat. Si les organismes assureurs n’ont pas la possibilité de rapprocher une ordonnance et une facturation, d’investiguer la réalité d’un acte facturé, de détecter d’éventuelles doubles facturations entre AMO et AMC, ou encore de débusquer les fraudes au tiers payant, alors la loi loupera son objectif.

Comme toujours, des amendements de suppression de l’article 5 sont déposés par des députés de la droite (DR), du centre (Liot) et de gauche (LFI et GDR). Mais on notera surtout les amendements à l’alinéa 4 de l’article 5, dont celui du député Cyrille Isaac-Sibille, qui suppriment les restrictions votées en commission. Ces dernières auraient pour effet d’empêcher les organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam) d’exercer leurs missions et feraient perdurer l’insécurité juridique actuelle. En effet, les auteurs des amendements rappellent que c’est la CNIL elle-même qui exige qu’un cadre légal soit défini pour permettre aux complémentaires santé d’accomplir leurs missions, c’est-à-dire traiter les données des assurés et détecter des fraudes.

Nous verrons bientôt si les députés se décident enfin à donner au Ocam les moyens de leurs ambitions.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...