En Picardie, comme dans bien d’autres « territoires » – c’est là le terme consacré dans le secteur – les négociateurs patronaux et salariaux des quatre CCN existantes de la métallurgie (Somme-Amiens, Vimeu, Aisne, Oise) discutent actuellement de l’opportunité ou non de décliner localement la CCN de la métallurgie récemment finalisée et adoptée par les partenaires sociaux représentatifs à l’échelon national.
Dans le cadre de ces échanges, les représentants des salariés escomptaient obtenir un certain nombre de concessions de la part de leurs homologues patronaux. Ainsi, d’après la fédération CFDT de la métallurgie, ils revendiquaient une pérennisation des dispositions existantes sur le « temps de pause des femmes enceintes ou sur le délégué syndical suppléant ».
Hélas pour eux, la représentation patronale locale ne jugerait pas opportun de s’engager sur un accord autonome picard reprenant ces mesures dérogatoires à la CCN. Du point de vue des responsables picards de l’UIMM, il serait plutôt question de dénoncer purement et simplement les conventions collectives territoriales existantes.