Une loi pour contrer la fraude au CPF

Cette publication provient du site du syndicat de salariés Unsa.

Alors que la fraude au Compte Personnel de Formation ( CPF) et les pratiques commerciales abusives perdurent, l’UNSA mobilisée sur ce sujet depuis plusieurs mois accueille avec intérêt le projet de loi déposé par les députés de la majorité présidentielle.

Le rapport du service de renseignement financier du ministère de l’Économie (Tracfin), paru en juillet dernier pointe une aggravation de la fraude au CPF en 2021.

De nouvelles méthodes d’escroqueries et une diversification du profil des fraudeurs expliquent ce développement continu qui pénalise les particuliers mais également l’État avec un préjudice global de plus de 50 millions d’euros.

L’UNSA qui demande une action plus vigoureuse des pouvoirs publics depuis plusieurs mois (article) voit enfin les politiques prendre la mesure du problème avec le dépôt d’une proposition de loi s’inspirant de celle déposée en février.

Face à une diversité de nuisances et de préjudices (détournement de comptes, méthodes commerciales agressives et mensongères, orientation vers des formations de mauvaise qualité, sessions fictives…) la loi prévoirait notamment d’interdire le démarchage téléphonique (appels, SMS) et par mail avec inscription dans le code de la consommation et contrôle renforcé de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

La coopération entre France compétence, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et les services de l’état serait renforcée en associant également les Directions régionales de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS), les services de répression des fraudes de l’état et Tracfin.

Pour l’UNSA, beaucoup de temps ayant déjà été perdu, et de trop nombreux utilisateurs pénalisés, il est impératif que ces nouveaux dispositifs soient votés dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire début octobre.

Plus largement, l’UNSA attend un bilan transparent quantitatif et qualitatif de l’utilisation du CPF.

L’UNSA restera vigilante sur l’ensemble du dispositif et notamment sur les questions de financement, d’accompagnement des actifs et de co-construction avec l’employeur.
L’autonomie des choix de l’individu dans ses projets de formation devant être préservée.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM parle Grande Sécu et prévoyance

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

You May Also Like

Professions libérales : la retraite complémentaire et l’invalidité-décès sont réorganisées

Un décret paru au Journal officiel réorganise totalement les mesures dédiées à la retraite complémentaire, à l'invalidité-décès et aux prestations complémentaires de vieillesse des professions libérales. Le long document met en cohérence toutes les dispositions successives des différents décrets pris jusque-là. Retrouvez le décret complet en suivant ce...

Une conseillère de Stéphanie Rist quitte ses fonctions

Le ministère de la santé officialise le départ de l'une des conseillères de la ministre Stéphanie Rist. C'est Line Farah, conseillère en prévention, santé publique et numérique, qui est partie le 26 mai 2026. L'arrêté paru au Journal officiel est disponible ici. ...

SMABTP croît sans perdre en solvabilité

Le groupe SMABTP vient de communiquer à propos de ses résultats pour l'année 2025. L'assureur poursuit sur une trajectoire globalement positive bien que son résultat net soit en recul. L'année 2025 a permis au groupe SMABTP de poursuivre sa croissance avec un chiffre d'affaires (CA) global qui dépasse les 6 Md€. Très exactement, le CA qui était à 5,368 Md€ en 2024 atteint 6,035 Md€ en 2025. Cette hausse est portée par toutes les activités, dont l'assurance non-vie...