Réforme du travail : la CFE-CGC défend ses positions

Cet article provient du site du syndicat CFE-CGC.

Le président de la République a engagé une phase de concertation avec les partenaires sociaux sur son projet de réforme du travail dont le calendrier et les contours restent à définir. Vigilante, la CFE-CGC y fera valoir toutes ses exigences.Le Code du travail s’est invité brutalement dans l’agenda social. Le Président de la République, qui a engagé la semaine dernière une indispensable phase de concertation sociale sur un dossier majeur aux multiples tiroirs (indemnités prud’homales, accord d’entreprise etc.), a fait de cette réforme une priorité. Le gouvernement souhaiterait en effet légiférer (d’ici septembre ?) par ordonnances, une procédure permettant de « zapper » les débats parlementaires mais nécessitant au préalable une loi d’habilitation votée par le Parlement. A l’occasion de ses échanges avec Emmanuel Macron à l’Elysée le 23 mai, puis à Matignon le lendemain avec le Premier ministre et la ministre du Travail, François Hommeril a défendu les positions de la CFE-CGC. Si les discussions n’ont pas permis de lever certaines inquiétudes – en particulier le calendrier précis des réformes envisagées – celles-ci se sont déroulées « dans un climat positif d’écoute, de dialogue et de construction » propice à un véritable débat, souligne la CFE-CGC.  

  • « C’est la compétitivité des entreprises, les compétences des salariés et les investissements qui créent des emplois »

Sur le Code du travail, François Hommeril a fait savoir que « c’est la compétitivité des entreprises, les compétences des salariés et les investissements qui créent le dynamisme nécessaire à créer des emplois. À ce titre, les prétendus « freins à l’embauche » qui seraient dus à la complexité du Code du travail restent du domaine du fantasme. »Le président confédéral a par ailleurs fait valoir son attachement à la négociation en entreprise, arguant du besoin de sécuriser les parcours des acteurs pour conserver un dialogue social de qualité. François Hommeril a également rappelé l’impérieuse nécessité de protéger l’espace de ce dialogue du rapport de force économique, lequel pousse à l’abaissement de la norme sociale. 

  • Négociation en entreprise, IRP, assurance chômage, formation professionnelle…

S’agissant des institutions représentatives du personnel, la CFE-CGC indique que si l’évolution des IRP dans une entreprise à la gouvernance rénovée est un sujet ambitieux, il convient de ne pas le traiter dans l’urgence… « J’ai demandé au Président Macron de ne pas prendre de risques en allant vers un système de simplification qui ne serait qu’apparente, explique François Hommeril. Il faut regarder comment ce dossier-là va nous amener vers une instance nouvelle, plus apte à relever les enjeux économiques et sociaux du XXIe siècle. Le sujet mérite du temps, sous peine d’être gâché. »Autre sujet d’envergure : la réforme de l’assurance chômage (dont la nouvelle convention négociée par les partenaires sociaux a récemment été agréée) et de sa gouvernance. « Sur l’Unédic, il y a fondamentalement la volonté d’universaliser le régime, mais on a cru comprendre que le sur le fonctionnement du dispositif, les choses n’étaient pas complètement arrêtées et qu’il y a encore des marges de manoeuvres, et surtout l’intérêt de développer la concertation », a déclaré François Hommeril après sa rencontre avec Edouard Philippe et Muriel Pénicaud. La CFE-CGC se montrera aussi particulièrement soucieuse des modalités d’une éventuelle réforme concernant la formation professionnelle, soulignant combien les velléités des précédents exécutifs ont rarement conduit, en la matière, à améliorer l’efficacité des dispositifs.  

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