Le gouvernement distille çà et là dans la presse les pistes d’économies budgétaires explorées pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (PLFSS 2027). Une première évolution de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) est aussi avancée à « seulement » 2,1%.
Cette estimation est déjà plus généreuse que la première piste explorée en 2025 qui imaginait un Ondam en hausse de 1,6% en 2026 (pour rappel, l’Ondam finalement voté augmentait de 3,1% et pourrait atterrir au-delà). Si le gouvernement parvenait à tenir cette trajectoire (ce qui est peu probable compte tenu des débats houleux qui s’annoncent une fois de plus à l’Assemblée nationale), les dépenses de santé dépasseraient donc 280 Md€ en 2027, soit un peu plus de 9% du PIB environ. Mais elle reste très insuffisante lorsqu’on la compare avec les revendications de la Fédération hospitalière de France (FHF) qui exige une hausse de l’Ondam hospitalier de 3,9%.
Le plus inquiétant n’est pas l’écart entre les revendications des uns et les exigences de contrôle budgétaire des autres. C’est que l’Ondam va nécessairement augmenter davantage qu’annoncé malgré les transferts de charges que vont devoir assumer les organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam), sans parler de la taxe « exceptionnelle » qui pourrait bien être reconduite. La fin de l’année sera forcément tendue pour tous les acteurs du milieu de la santé. Dans ces circonstances, difficile de faire preuve d’optimisme sur une année 2027 qui s’annonce déjà plus compliquée que 2026.