BI&T interroge aujourd’hui Pascal Beaubat, président de la mutuelle Intériale, qui vient d’annoncer la « reprise » de la LMDE.
BI&T – Intériale a décidé de « reprendre » la LMDE, ce qui est un pari risqué. Quelles sont les raisons qui vous conduisent à ce choix? Que répondez-vous à ceux qui s’interrogent sur la viabilité économique du projet?
Pascal Beaubat: Pour être précis, si l’ACPR donne son accord mardi 30 juin, Intériale deviendra à compter du 1er janvier 2016, la mutuelle substituante de LMDE. Cela signifie que nous allons apporter à LMDE l’appui technique et financier qui lui manquait pour répondre aux besoins importants des étudiants en matière de santé et de prévention. En termes juridiques, une convention de substitution permet à une mutuelle de transférer tout ou partie de son risque assurantiel à un autre organisme, tout en conservant une autonomie juridique et la relation avec ses adhérents. C’est notamment le cas lorsque la mutuelle concernée est dans l’impossibilité de respecter l’ensemble des règles prudentielles ou lorsqu’elle a besoin de compétences ou de pouvoir proposer à ses adhérents des services qu’elle ne peut pas développer seule.
Concernant les motivations d’Intériale, elles sont triples.