Olivier Véran devient ministre de la Santé, trois ans après avoir été annoncé à ce poste lors de la campagne électorale d’Emmanuel Macron. Devenu entretemps un rapporteur général peu flexible du projet de loi de financement de la sécurité sociale, ce praticien hospitalier, neurologue au CHU de Grenoble, devrait renforcer la logique étatique de la santé publique en France. Mais l’homme présente quelques points de faiblesse.
Avec le temps, Olivier Véran s’est un peu assoupli. Mais un peu seulement. Lorsqu’il est arrivé à l’Assemblée Nationale en 2012, ce neurologue de Grenoble était un défenseur affiché du service public et un ennemi des acteurs privés de la santé, en particulier dans le domaine de l’assurance. Ses positions sont plus ouvertes aujourd’hui, mais restent très fidèles à la logique étatique.