Les captives d’assurance, cette bombe à retardement pour les courtiers

Après les désastreuses expériences de 2020 où les assureurs ont invoqué des clauses contractuelles pour ne pas indemniser les pertes d’exploitation, et après les spectaculaires augmentations de tarifs au 1er janvier, les captives d’assurance sont devenues, pour les grandes entreprises, un moyen de contourner les obstacles dressés par un marché hyper-réglementé. Pour l’instant, les assureurs peuvent se féliciter de l’attitude de Bercy qui les protège, mais la pression devrait s’accroître pour une libéralisation d’un marché qui risque d’être destructeur pour les courtiers.

Depuis la mise en place de Solvabilité II, les captives d’assurance étaient passées de mode, quoique tout le CAC 40 dispose de la sienne. Les contraintes de provisions ont en effet dissuadé de nombreuses entreprises de s’assurer elles-mêmes. Mais la désastreuse année 2020, avec ses augmentations colossales de primes en fin d’année, devrait ranimer une tendance lourde qui marche directement sur les plates-bandes du courtage.

Les augmentations de tarifs ont fait des dégâts

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