Le réseau de soins Santéclair vient au soutien de l’ostéopathie

Quelques jours après le lancement d’une pétition pour défendre le remboursement de l’ostéopathie par les contrats de complémentaire santé responsables et solidaires, le réseau de soins Santéclair apporte son soutien au mouvement.

Le communiqué envoyé par Santéclair le 12 juin 2025 (daté par erreur du 12 avril 2025 dans le PDF, comme on peut le voir en fin d’article) met en avant les résultats d’une étude menée pour déterminer les effets bénéfiques des actes d’ostéopathie. Selon le réseau de soin, cette étude clinique montre « des résultats prometteurs et déjà convaincants sur l’apport bénéfique de cette pratique de soin non médicamenteuse sur la prise en charge des personnes souffrant de lombalgies ». En d’autres termes, à l’heure où les dépenses de médicaments pèsent de plus en plus lourd dans le budget de la sécurité sociale, interdire le remboursement de l’ostéopathie par les contrats responsables et solidaires reviendrait à favoriser la prescription de médicaments et donc à alourdir les déficits.

L’étude a été menée à l’initiative de Santéclair en partenariat avec le Syndicat français des ostéopathes (SFDO) auprès de 283 salariés ayant des douleurs lombaires dans la convention collective nationale (CCN) de la répartition pharmaceutique (IDCC 1621). En prescrivant 3 séances d’ostéopathie sur le lieu de travail et étalées sur 6 semaines, le taux d’arrêt de travail est passé de 13,1% à 7,5%. Certes, le communiqué reste prudent sur l’interprétation de cette baisse qui n’est pas nécessairement liée à l’intervention d’ostéopathes. Mais le document renchérit en rappelant que l’effet positif de la pratique sur la réduction de la durée cumulée des arrêts de travail de moins de 20 jours aurait déjà été statistiquement démontrée.

Par son étude, le réseau de soins Santéclair veut mettre en avant l’utilité de l’ostéopathie. Par ailleurs, l’objectif est aussi de montrer que les assurés sont attachés à cette pratique (près de 50% d’entre eux y auraient recours). Ces arguments pourraient peut-être convaincre le législateur d’écarter les pratiques de médecine naturelle des contrats responsables à l’exception des ostéopathes. Cependant, c’est aussi le fait qu’il s’agit là d’une pratique non médicamenteuse exclusivement prise en charge par les complémentaires santé (et non par l’assurance maladie) qui pourrait aussi peser dans les décisions à venir.

Même l’assureur Allianz France, partenaire référencé en prévoyance dans la répartition pharmaceutique, s’engage dans ce dossier. Son directeur « santé et prévoyance collectives » rappelle que le contrat santé collective distribué dans la CCN prend en charge les visites chez l’ostéopathe (ce qui est logique étant donné que cela fait partie du socle conventionnel).

La campagne de lobbying commence ainsi à vraiment se déployer pour défendre le remboursement des actes réalisés par les ostéopathes dans le cadre des contrats responsables et solidaires. D’autres actions seront certainement menées dans les prochaines semaines (et prochains mois) pour tenter d’influencer les futures décisions du législateur.

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