Ces dernières semaines, les interrogations se multiplient, du côté des acteurs et observateurs du monde de la protection sociale, notamment complémentaire, concernant les intentions réelles du gouvernement en matière d’organisation générale du financement des dépenses de protection sociale : entend-il pérenniser le rôle de l’initiative privée ou, au contraire, étendre sensiblement le périmètre de la mutualisation socialisée ?

Alors que les débats portent surtout sur l’éventualité et la pertinence, ou non, de la montée en puissance d’une « Grande Sécu », appelée par exemple à financer la quasi-totalité des dépenses de soins, les conditions du lancement d’une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale des finances (IGF), consacrée à la gestion du régime général de la Sécurité sociale, invitent à émettre l’hypothèse d’une volonté des technocrates du social d’engager une nouvelle étape de l’étatisation de la protection sociale.
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