Fusions de branches : l’U2P rappelle ses positions pour les entreprises de proximité

Cet article a été publié sur le site de l’organisation d’employeurs U2P.

Dès 2017 le gouvernement a décidé d’enclencher un processus de restructuration des branches professionnelles en vue de réduire leur nombre à une centaine. 

Consciente que les 700 branches professionnelles encore recensées en 2016 pouvaient entretenir certaines formes d’inertie et empêcher la modernisation du dialogue social pourtant utile aux entreprises, l’U2P partage la volonté des pouvoirs publics de réduire le nombre de branches professionnelles mais à la condition que la voix des TPE et des entreprises de proximité ne soit pas étouffée à l’issue de cette restructuration. Il en va de la vitalité économique de notre pays qui repose avant tout sur le dynamisme des TPE et des entreprises de proximité. 

L’U2P se félicite que le rapport Ramain (non officiel) considère la branche professionnelle comme le cadre de référence du dialogue social garantissant un socle de droits sociaux commun à l’ensemble des salariés d’un secteur d’activité. 

L’U2P note avec satisfaction que le rapport met en avant les projets de rapprochement portés par deux de ses organisations membres, celui de la CGAD pour le secteur alimentaire de proximité, celui de la CNAMS pour les services et la fabrication. 

L’U2P tient à rappeler que la pertinence d’une branche professionnelle repose d’abord sur l’homogénéité des entreprises qui la composent, en particulier en termes de statut et de taille d’entreprise. 

L’U2P partage la préconisation du rapport visant « à confirmer dans la loi de manière explicite la possibilité au sein de grandes branches professionnelles de déterminer d’une part des règles s’appliquant à l’ensemble du champ couvert par la branche, mais également la possibilité de déterminer par des accords spécifiques des règles propres à une catégorie de salariés et d’entreprises ». En revanche elle ne partage pas l’idée qui consiste à systématiquement mesurer l’audience des organisations syndicales de salariés et d’employeurs uniquement au niveau de la grande branche

Si cette disposition était retenue, et compte tenu des règles actuelles relatives au droit d’opposition à un accord paritaire qui est réservé à une ou plusieurs organisations d’employeurs qui représentent plus de 50% des salariés des entreprises adhérentes, ce serait toujours, et uniquement, les représentants des grandes et très grandes entreprises qui décideraient dans ce type de grandes branches des règles spécifiques applicables aux TPE et aux entreprises de proximité ! 

De plus, concernant la proposition du rapport prévoyant que le ministre chargé du Travail puisse engager une procédure de fusion de plusieurs conventions collectives, l’U2P demande que cette disposition ne soit mise en œuvre qu’à la demande de la grande majorité des partenaires sociaux des branches concernées. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par la ministre Amélie de Montchalin

You May Also Like

L’activité de la Mutuelle Entrain ralentit mais garde le cap en 2025

La Mutuelle Entrain, historiquement dédiée aux cheminots, publie un rapport d'activité 2025 qui montre un ralentissement de son activité. Le rapport SFCR reproduit ci-après indique que le nombre de bénéficiaires de la mutuelle a chuté entre 2024 et 2025 pour tomber à 94 788 (contre 142 049 initialement). C'est la santé individuelle qui est à l'origine de cette dégringolade, légèrement contrebalancée par le faible dynamisme de l'activité collective qui a gagné un...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Bourgogne et Franche-Comté – Occitanie) dans les industries de carrières et de matériaux

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 30 avril 2026, les dispositions de l'accord territorial (Bourgogne - Franche-Comté) du 11 mars 2026 et de l'accord territorial (Occitanie) du 13 mars 2026, relatifs aux salaires minimaux des ouvriers et ETAM, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers et des employés, techniciens et agents de maîtrise des industries de carrières et...

Avis d’extension d’accords territoriaux dans la métallurgie Bouches-du-Rhône et Alpes-de-Haute-Provence – Côtes-d’Armor – Jura – Vaucluse – Var – Vendée – Vienne

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 30 avril 2026, les dispositions de : - L'accord territorial - Bouches-du-Rhône et Alpes-de-Haute-Provence - du 9 mars 2026 ; - L'accord territorial - Côtes-d'Armor - du 19 mars 2026 ; ...