Si certains projets, officiels ou plus officieux, de restructuration institutionnelle de la protection sociale, visant en l’occurrence à en étatiser de larges pans, ont, depuis la prise de mandat d’Emmanuel Macron, largement nourri le débat public – on pense ici à la « réforme systémique » des retraites et à la « Grande Sécu » – un autre, pourtant tout aussi important, progresse sans susciter un tel débat : il s’agit du développement de « synergies » entre le réseau des URSSAF, l’argentier de la Sécurité sociale, et la direction générale des finances publiques (DGFIP).

Bien que l’Etat se veuille rassurant à ce sujet, l’hypothèse d’une étatisation du recouvrement des cotisations à la Sécurité sociale mérite d’être prise au sérieux.