Dans les transports routiers, l’appel à l’usage du droit de retrait est levé

En début de semaine dernière, nous faisions état de la montée des tensions sociales dans les transports routiers, en lien avec la crise sanitaire du coronavirus.

Déplorant vivement le peu de protection des chauffeurs routiers ainsi que la dégradation notable de leurs conditions de travail, leurs représentants syndicaux, FO en tête, commençaient à évoquer l’hypothèse d’un appel au droit de retrait pour ceux d’entre eux non employés aux transports des marchandises essentielles. Après une semaine de tractations difficiles avec le gouvernement, FO avait fini, vendredi, par lancer un tel appel. 

Face au risque d’emballement du cours des choses, le gouvernement a fini par rouvrir à la hâte des discussions avec les représentants de la profession. Ces discussions ont permis l’adoption de nouvelles mesures et la mise en place, cette semaine, d’un « pacte tripartite » pour la continuité de l’activité entre les pouvoirs publics, les représentants patronaux et les représentants salariaux des transports routiers. 

En attendant la signature de ce pacte, voici les mesures mises en place dès aujourd’hui au profit des chauffeurs routiers : réouverture de tous les parkings avec des sanitaires et douches nettoyées ; réouverture de plus de restaurants routiers ; interdiction de faire payer les douches ; mise en place d’un onglet sur le site Bison futé indiquant l’ouverture des aires de repos et service ; mise en place d’un numéro de téléphone dès ce lundi pour faire remonter tout dysfonctionnement ; accueil chez les clients devant être très sensiblement amélioré en respectant les règles du décret sur le chargement et déchargement ; prise en compte des heures d’équivalences pour le chômage partiel ; protections individuelles mises en place « rapidement » et mise en place prochaine de stages virtuels de rattrapage de points. 

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