Ainsi que nous en avons fait état à plusieurs reprises ces dernières semaines, les négociateurs patronaux et salariaux de la convention collective des bureaux d’études techniques et sociétés de conseil négocient actuellement une révision, allant dans le sens d’un assouplissement, de leurs dispositions conventionnelles relatives au forfait jours.
Aux dernières nouvelles, en date de la fin du mois d’octobre, les organisations professionnelles, le Syntec et le Cinov, avaient proposé aux représentants des salariés de rendre possible le recours au forfait jours à partir de l’échelon 2.2, moyennant une majoration de 25 % des minima salariaux conventionnels. Si la perspective d’une progression du recours au forfait jours dans les bureaux d’études n’enchantait guère les organisations salariales, le niveau de la compensation à ce recours pouvait sembler convenable à plusieurs d’entre elles.
Pourtant, à la suite de cette réunion paritaire des bureaux d’études, les représentants des employeurs auraient, si l’on en croit la CGT, fait parvenir à leurs homologues salariaux des propositions écrites ne mentionnant plus cette majoration de 25 % mais une majoration de 22 % des minima conventionnels pour les salariés mis en forfait jours. Alors que, d’après les calculs de la CGT, les salariés seraient déjà largement perdants – si l’on considère le taux de rémunération horaire – avec une majoration à 25 %, ils le seraient encore davantage avec une majoration à 22 %.