La question de la protection sociale complémentaire, sous recommandation Apgis, dans la CCN de la pharmacie d’officine (IDCC 1996) semble encore tendue. Selon nos informations, l’institution de prévoyance aurait une vision plutôt contraignante de sa recommandation. Cette position découle de la rédaction de l’accord de recommandation signé en octobre 2017. Mais son application littérale, comme le souhaiterait l’Apgis, relève du pari.

Après sa recommandation en santé et en prévoyance, l’institution de prévoyance a dû batailler pour se défaire de Klésia. L’ex-organisme désigné des pharmacies d’officine demeure toutefois très actif, notamment à travers l’utilisation des réserves accumulées au fil des années. Pour favoriser le basculement vers l’adhésion des pharmacies à l’Apgis, les partenaires sociaux avaient toutefois pris soins d’ajouter une mesure qui nous fait furieusement penser aux clauses de désignation. Selon l’accord, une entreprise du secteur aurait interdiction de choisir librement l’organisme qui assurera chaque type de risque. C’est cette mesure dont l’institution de prévoyance revendiquerait l’application auprès des pharmacies d’officine. Elle est pourtant hautement contestable.