Le mois dernier le service statistique du ministère du travail (la Dares) publiait une étude sur les risques psychosociaux potentiellement liés au développement du télétravail. Le document (reproduit en fin d’article) synthétise des données récoltées en 2023, soit 3 ans après la pandémie de Covid-19 et les confinements qui en découlèrent. Depuis lors, le télétravail s’est développé bien plus rapidement qu’attendu et pourrait être à la source de risques psychosociaux émergents.

La Dares nous alerte bien sur le caractère hypothétique des recherches menées. A ce stade, trois catégories de risques psychosociaux sont identifiées comme découlant possiblement du télétravail. Cependant l’étendue des effets spécifiques du télétravail sur ces risques demeure encore très incertaine.
L’étude rappelle avant toute chose que le télétravail a plusieurs définitions et ne peut pas se résumer au seul fait de travailler à domicile (de nombreux travailleurs sont à domicile sans pour autant être en télétravail). Ainsi ce mode de travail se traduirait de façon globale par « l’exécution des tâches professionnelles à distance du lieu habituel de travail, avec une forte utilisation des technologies de l’information et de la communication« . Partant de là, on apprend qu’en 2023 26% des salariés télétravaillaient tandis que 10% des salariés ne télétravaillant pas auraient souhaité le faire au moins occasionnellement. Les données ainsi récoltées mettent en lumière trois risques et les rédacteurs cherchent à savoir dans quelle mesure le mode de travail les impacte.
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