Dans les coulisses de l’affaire Sarkozy

Selon toute vraisemblance, et conformément à ce que nous avions écrit ces derniers jours, Guillaume Sarkozy devrait changer de fonctions au sein du groupe Malakoff. Il y perdrait la délégation générale mais conserverait un rôle dirigeant dans la Fondation du groupe. Cette évolution apparaissait à beaucoup comme inévitable. En effet, le délégué général du groupe avait consenti, contre les avis donnés par certains de ses proches, à confier la gestion des ressources humaines et l’informatique du groupe futur à ses partenaires de la Mutuelle Générale. C’est suite à des désaccords répétés avec ceux-ci sur la conduite des chantiers, notamment informatique, que la cohabitation est devenue problématique. 

Selon nos informations, Patrick Sagon a rapidement pris acte de ces désaccords importants et a posé un dilemme simple sur la table de Bernard Lemée, toujours très influent dans l’univers Malakoff: soit rien n’était fait pour contrer Guillaume Sarkozy et la Mutuelle Générale reprenait ses billes. Soit Malakoff tenait au rapprochement et neutralisait son délégué général, dont chacun savait qu’il préparait, pour le 1er janvier 2016, une intégration des équipes à marche forcée. 

Certains mauvais esprits sussurrent que le départ de Laurence Parisot et l’arrivée de Pierre Gattaz n’ont finalement pas aidé le délégué général. Celui-ci, moins bridé que par le passé, a multiplié les interventions publiques et les apparitions tous azimuts. Il n’est pas exclu que cette présence renforcée n’ait pas joué en sa faveur dans un monde attaché à la discrétion.  

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #9 : catégories objectives agréées (et autres sujets CCN)

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et contrats responsables

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

You May Also Like
Lire plus

Ce que change la nouvelle CCN des sucreries en protection sociale complémentaire

La convention collective nationale (CCN) des sucreries, sucreries-distilleries et raffineries de sucre (IDCC 2728) a été entièrement refondue le 16 avril 2026. Derrière la réécriture d'ampleur, il est essentiel de savoir comment les garanties de protection sociale complémentaire évoluent. Voici un comparatif synthétique pour aider nos lecteurs à y voir plus clair. ...

Christelle Thieffinne succède à François Hommeril à la tête de la CFE-CGC

Le congrès de la CFE-CGC qui se tient entre aujourd'hui et demain (soit les 10 et 11 juin 2026) à Strasbourg va permettre d'élire la nouvelle présidente du syndicat des cadres Christelle Thieffinne (qui est la seule candidate). Elle succède à François Hommeril et vient de Thales où sa carrière lui a donné l'occasion de devenir déléguée syndicale centrale et de rejoindre la CFE-CGC. Notons qu'elle était, depuis 2023, secrétaire nationale à la protection sociale au...

Claire Thoury élue présidente du CESE avec le soutien de la Mutualité française

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a élu hier sa nouvelle présidente. C'est Claire Thoury, 36 ans, qui prend ainsi le relai de Thierry Beaudet. N'oublions pas que Mme Thoury était publiquement soutenue par la Mutualité française, dont Thierry Beaudet assurait la présidence avant d'être élu au CESE en 2021. Claire Thoury est ainsi élue face à son unique opposante Dominique Carlac'h, issue du Medef et soutenue par la majorité des mouvements patronaux....
Lire plus

Pourquoi les accords CCN applicables selon leur extension sont à surveiller de très près

On rencontre fréquemment des accords signés dans les conventions collectives nationales (CCN) voire des CCN complètes, dont la date d'entrée en vigueur est directement liée à l'obtention de leur extension au Journal officiel (JO). Si l'arrêté d'extension est pris et publié, alors le texte conventionnel peut s'appliquer. Inversement, si l'arrêté d'extension ne sort jamais, le texte n'entre pas en vigueur. Mais là où la situation se complexifie, c'est dans le cas où l'arrêté d'extension est publié puis annulé...