Relance de l’activité : le compte à rebours est bien entamé

La relance de l’activité s’impose peu à peu dans le débat public, car les mauvaises nouvelles s’accumulent sur le front économique. Désormais, les pires rumeurs courent sur l’état réel de la situation. Les marchés financiers s’accrochent désormais au moindre espoir pour rebondir. Mais rien ne garantit que l’épidémie qui explose aux États-Unis ne précipite pas la planète mondiale vers un désastre majeur.

 

La relance de l’activité devrait être au coeur du conseil des ministres de ce jour, où le Premier Ministre présente plusieurs propositions pour alléger les contraintes en matière horaire. Beaucoup d’entreprises sont en effet en situation difficile pour assurer la production habituelle. Le gouvernement a donc préparé 25 ordonnances pour parer au plus pressé

La relance de l’activité au coeur des politiques monétaires et budgétaires

Dans le reste du monde, les gouvernements se mobilisent pour sauver les meubles. Aux États-Unis (où la ville de New York est en passe de devenir le nouveau centre de la pandémie), Républicains et Démocrates ont fini par se mettre d’accord sur un plan de relance à 2.000 milliards prévoyant notamment de « l’helicopter money », en l’espèce un versement de 1.000 dollars à chaque Américain pour soutenir la demande. 

Donald Trump n’a pas caché ses craintes sur le destin économique de l’Amérique. Il a mis les pieds dans le plat en pointant l’impact financier du confinement. 

Un effondrement en Europe

En Europe, les premières estimations sur l’impact du confinement sur l’économie sont impressionnantes. L’indice Markit, qui mesure en temps quasi-réel l’état de l’activité a atteint un point bas historique

“L’activité des entreprises dans l’ensemble de la zone euro s’est effondrée dans des proportions nettement supérieures à celles enregistrées au plus fort de la crise financière mondiale”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit. 

La chute est particulièrement spectaculaire dans les services avec un indice tombé à 28,4 après 52,6 en février et contre un consensus de 39,0. Le prix à payer pour lutter contre l’épidémie est donc beaucoup plus lourd que les analystes ne le pensaient. Nul ne sait le scénario économique qu’il faut préparer désormais. 

L’angoisse d’une chute libre de l’activité

Sur ce point, l’économiste Nouriel Roubini, qui avait prévu le krach de 2008 et en avait pronostiqué un pour 2020, s’est montré particulièrement alarmiste. Selon lui, la crise actuelle sera pire que celle de 2008, et devrait donner lieu à un mouvement en « l », c’est-à-dire à une chute en piqué de nos économies. Ce cas de figure inconnu dans l’histoire est évidemment anxiogène et constituera sans doute une rupture absolue avec le principe du capitalisme connu jusqu’ici. 

Dans tous les cas, il convient de se montrer extrêmement prudent avec l’économie monétaire. 

 

 

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