Plus de 400 000 salariés étaient encore en activité partielle en février 2022

La crise sanitaire de 2020 a fait exploser le recours à l’activité partielle du fait des confinements imposés par le gouvernement. Le pic était atteint en avril 2020 avec plus de 8,3 millions de salariés concernés (représentant plus de 4,6 millions de salariés en équivalent temps plein). Après une année 2021 encore marqué par un recours important à ce dispositif, le nombre de salariés en activité partielle environne les 400 000 depuis plusieurs mois.

D’après les données dévoilées par la Dares (le service statistique du ministère du travail), 409 526 salariés (127 776 ETP) étaient placés en activité partielle en février 2022. Ce mécanisme est donc encore utilisé par un certain nombre d’entreprises et le nombre de salariés concernés est plutôt stable depuis le mois de juillet 2021 comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Un plancher moyen de salariés en activité partielle qui n’impacte pas les Ocam

Les informations diffusées par la Dares montrent aussi que l’activité partielle était encore très utilisée en 2021 avec environ 2 millions de salariés concernés (environ 1 million de salariés en ETP) entre janvier mai 2021. Le pic atteint en avril 2021 se rapprochait même les 3 millions de salariés. Si l’on se concentre sur le mois de février 2022, l’étude indique que c’est en Île-de-France que la part de salariés en activité partielle est la plus importante avec 34,1% des salariés concernés. Puis vient la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 10,2% des salariés concernés. Viennent ensuite l’Occitanie et le Grand Est avec 7,4% des salariés concernés chacune, puis les Hauts-de-France avec 7,3% des salariés.

Ce facteur est globalement sans grande incidence sur les régimes collectifs de protection sociale complémentaire. En effet, pendant toutes ces périodes d’activité partielle, le salaire de chaque salarié doit être maintenu par l’entreprise (cette dernière peut ensuite demander le versement d’une allocation d’activité partielle).

Cela signifie que les cotisations dédiées au financement de la santé et de la prévoyance collective continuent à être payées par l’entreprise et par le salarié. Sur ce sujet, la question de l’adaptation des actes fondateurs de ces régimes collectifs, pris dans chaque entreprise, se pose et certaines adaptations devront être obligatoirement faites dans les prochains mois. A défaut, les entreprises concernées risqueront un redressement Urssaf.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
1 comment
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

You May Also Like

Pierre Ricordeau assure la présidence par intérim du HCFIPS

Le Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFIPS) est orphelin de son président depuis la mort de Dominique Libault au début du mois d'août 2026. Un arrêté ministériel vient de nommer Pierre Ricordeau à la vice-présidence du HCFIPS avec pour mission d'assurer la présidence par...

Avis d’extension d’un avenant à l’accord collectif départemental des exploitations et entreprises agricoles du Rhône

La ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 25 septembre 2026, les dispositions de l’avenant n° 32 du 7 mai 2025 relatif à la la revalorisation des salaires minimaux et la mise à jour des grilles de rémunérations territoriales applicables aux salariés des exploitations et entreprises agricoles du département du Rhône ...

Avis d’extension d’un avenant complémentaire frais de santé et prévoyance pour les salariés agricoles non cadres des Bouches-du-Rhône

La ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 25 septembre 2026, les dispositions de l’avenant n° 5 du 3 juillet 2026 à l'accord départemental instituant une assurance complémentaire frais de santé et un régime de prévoyance pour les salariés agricoles non cadres des Bouches-du-Rhône ...

Avis d’extension d’un avenant dans la production agricole et CUMA de Nouvelle-Aquitaine

La ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 25 septembre 2026, les dispositions de l’avenant n° 1 du 23 juin 2026 à un accord collectif concernant l'instauration d'une cotisation patronale destinée à financer un fonds mutualiste dans le cadre de l'inaptitude professionnelle du salarié dans les branches production agricole-coopératives d'utilisation de...

Avis d’extension d’un accord interdépartemental sur une protection sociale frais de santé complémentaire en agriculture

La ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, envisage d’étendre, par avis publié le 25 septembre 2026, les dispositions de l’accord interdépartemental Allier, Cantal, Haute-Loire, Lozère, Puy-de-Dôme du 10 juin 2026 sur une protection sociale frais de santé complémentaire en agriculture IDCC...

Avis d’extension d’un avenant à une annexe à la CCN des détaillants fabricants en confiserie

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 25 septembre 2026, les dispositions de l’avenant n° 44 du 5 juin 2026 à l'annexe III relatif aux salaires, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des détaillants et détaillants-fabricants de la confiserie, chocolaterie, biscuiterie (IDCC...