Nouvelles technologies en santé : les français y sont favorables

Les français sont plutôt enthousiastes à l’idée du développement des nouvelles technologies en santé. Le baromètre réalisé par Viavoice pour le groupe Vyv qui vient d’être publié met en lumière les attentes mais aussi les préoccupations des patients et des professionnels de santé sur le sujet.

 

L’étude permet de constater que le traitement des données personnelles est un enjeu majeur pour l’ensemble des personnes interrogées. Cela ne les empêche pas d’être optimistes quant aux opportunités qui seront proposées par les nouvelles technologies de la santé. 

 

Les technologies en santé sont perçues comme bénéfiques par la population

Les professionnels de santé et le grand public sont majoritaires à penser que les technologies en santé seront bénéfiques pour eux et leurs proches. En effet 69% des médecins interrogés et 63% du grand public interrogé sont de cet avis. Ils pensent également, à près de 70%, que le progrès scientifique et technologique en santé va s’accélérer dans les années à venir. 

nouvelles technologies en santé 

Le grand public est globalement plus optimiste que les professionnels de santé s’agissant de l’utilisation des outils numériques. Les médecins sont assez sceptiques, et sont moins de 50% à avoir une opinion favorable sur les différentes utilités des nouvelles technologies numériques. A titre d’exemple 54% des médecins interrogés pensent que les outils numériques ne permettront pas de limiter les situations de renoncement aux soins, quand le grand public n’est que 33% à le penser. 

Une question intéressante est aussi posée par l’étude : celle des acteurs qui devraient développer les nouvelles technologies en santé et la télémédecine. Si l’Etat se retrouve en première place du classement, ce sont les mutuelles sans but lucratif qui arrivent en 2e position suivies par les laboratoires pharmaceutiques chez le grand public, ou par les start-up chez les médecins. Ce classement mérite notre attention car il place les mutuelles parmi les acteurs qui inspirent le plus confiance dans le développement des outils numériques en santé. 

 

Des technologies en santé nuisibles à la relation médicale et à la sécurité des données

Deux points négatifs de l’étude sont à soulever. Le premier a trait à la relation entre le médecin et son patient qui, pour 42% du grand public et pour 50% des professionnels de santé sera détériorée par l’utilisation des nouvelles technologies en santé. Une bonne partie des personnes interrogées ne savent pas vraiment quoi penser de la situation et sont indécises sur l’apport bénéfique ou non des outils numériques à la relation médecin/patient. 

Le second vise la question des données personnelles de santé : 58% du grand public se dit inquiet pour ses données et pense que le secret médical sera plus difficile à faire respecter. Sur la question du respect du secret médical, les professionnels de santé sont encore plus pessimistes et sont 66% à penser que les données personnelles de santé ne pourront pas être suffisamment sécurisées. 

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