L’Académie nationale de médecine revient sur le développement des pratiques de médecine naturelle. Devant leur inexorable démocratisation, elle rappelle ses exigences à l’égard de ces professions. Elle plaide, entre autres, pour une reprise en main de ce domaine par les pouvoirs publics. Cette attaque frontale n’est pas dénuée de fondement mais elle ne manquera pas de braquer les professionnels concernés.

Les revendications de l’Académie de médecine partent d’une bonne intention : améliorer l’accès des français à de bons praticiens. Cela ne plaira pas nécessairement aux professionnels concernés. Pour aller vite, elle souhaite empêcher les charlatans d’exercer, pour le bien des patients. Afin d’y parvenir, il faut pouvoir distinguer les bons des mauvais professionnels de médecine naturelle. Or, entre la diversité des formations et des pratiques existantes, la tâche s’avère difficile. Les 4 conditions posées par l’Académie de médecine visent justement à limiter l’essor désordonné de la médecine naturelle. Mais en décidant de ne pas associer les professions concernées à cette réflexion, les auteurs du document partent vraiment du mauvais pied.