L’UNSA veut une réforme douce des retraites

Cet article est paru sur le site du syndicat de salariés Unsa

 

Dominique Corona, Secrétaire national en charge de la protection sociale et Annick Fayard, Conseillère nationale en charge des retraites, ont rencontré, vendredi 29 juin, Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire en charge de la Réforme des Retraites et son équipe. 

Cette réunion avait pour objectif d’aborder les droits non contributifs et leur prise en compte dans un nouveau régime universel. 

Lors de cette réunion, nous avons évoqué les périodes de chômage indemnisées, non indemnisées, les périodes assimilées au titre de la maladie-maternité, de l’invalidé et de l’incapacité. 

Aujourd’hui, dans le système actuel, la plupart de ces périodes donne droit à des durées d’assurances en trimestres. En ce qui concerne l’octroi de points pour la retraite complémentaire obligatoire, toutes ces périodes sont prises en compte à l’exception du chômage non indemnisé. 

Pour l’UNSA, il est indispensable que le futur système suive les mêmes règles avant d’assurer à chaque futur retraité un revenu de remplacement le moins éloigné possible des revenus d’activité. Dans ce cadre, l’UNSA sera particulièrement vigilante quant au salaire de référence qui sera pris en compte pour l’octroi de droits à la retraite. 

Lors de cette réunion les minimas de pension ont été aussi évoqués. Pour l’UNSA, il est important de bien différencier ce qui relève de la solidarité qui doit être financée par l’impôt de ce qui relève de la contributivité et donc financée par les cotisations sociales. 

Dans ce cadre, pour l’UNSA, quel que soit le système de retraites, il est indispensable de différencier le minimum vieillesse (ASAP), qui doit être réservé aux assurés sociaux n’ayant pas eu de revenu d’activité, du minimum de pension qui, lui, a pour objectif de compléter la pension des assurés sociaux ayant eu notamment de faibles revenus d’activité se traduisant par une faible pension. 

La prochaine réunion traitera des droits familiaux. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #3 : les CCN face à l'assurance obsèques de l'enfant de -12 ans

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...