Le futur président de l’UNSA affiche ses prétentions en matière de représentativité

Lors de son prochain congrès national, qui doit se tenir du 2 au 4 avril à Rennes, l’union nationale des syndicats autonomes (UNSA) pourra se consacrer à d’autres tâches qu’à celle de trouver un successeur à Luc Bérille, son actuel secrétaire général.

 

Il est d’ores et déjà acquis que Laurent Escure prendra sa suite, avec comme ambition de permettre à l’UNSA d’accéder au statut d’organisation salariale représentative au niveau national et interprofessionnel. 

Un successeur tout trouvé

Michel Noblecourt, du Monde, rapporte que Luc Bérille et Laurent Escure ont affiché leur « complicité » à l’occasion d’une conférence organisée hier jeudi 21 mars par l’association des journalistes de l’information sociale (AJIS). A la tête de l’UNSA depuis 2011, M. Bérille, âgé de 62 ans, doit quitter son mandat lors du prochain congrès de l’UNSA, au profit de M. Escure. 

Né en novembre 1970 à Tulle, en Corrèze, son successeur Laurent Escure est professeur des écoles. Ancien militant et responsable national de l’UNEF – il en a été le trésorier national de 1994 à 1996 – M. Escure a adhéré au syndicat des enseignants UNSA (SE-UNSA) dès le début de sa carrière professionnelle en 1999. Il gravit un à un les échelons de ce syndicat, jusqu’à en devenir le secrétaire national en 2007. Parallèlement à cela, il prend des responsabilités au sein de l’UNSA Education, la fédération dont relève le SE-UNSA. Il en devient secrétaire général en 2012. Du fait de ses diverses responsabilités, M. Escure est membre du conseil national de l’UNSA depuis plus de dix ans. 

L’UNSA bientôt représentative ?

La première ambition de Laurent Escure est de permettre à l’UNSA d’intégrer le groupe des organisations salariales représentatives au niveau national et interprofessionnel – groupe qui, rappelons-le, rassemble aujourd’hui la CFDT, la CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC. Pour ce faire, l’UNSA entend évidemment progresser en termes électoraux mais elle revendique également une modification des règles de calcul de la représentativité syndicale. 

Dans l’état actuel des choses, seuls les résultats électoraux obtenus dans le secteur privé sont comptabilisés afin de définir cette représentativité – les organisations totalisant plus de 8 % des voix aux élections professionnelles sont alors considérées comme représentatives. D’après les dirigeants de l’UNSA, la non prise en compte, dans ce calcul, des élections professionnelles organisées dans le secteur public devrait être revue. Sur le fond, ils estiment que ceci serait « plus juste et légitime ». La prise en compte des suffrages dans le public permettrait surtout à l’UNSA de talonner la CFTC et donc, de prétendre à la représentativité nationale et interprofessionnelle. 

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