Dans la foulée de sa conférence de presse du 1er juillet, le CTIP publie les résultats de l’exercice 2024 des institutions de prévoyance. Si la veille, la coprésidence du CTIP s’en était prise frontalement à l’État, ce second temps met en avant les performances financières des institutions de prévoyance, dans un contexte de tension continue sur les dépenses sociales. Le chiffre d’affaires global progresse nettement, tous segments confondus, et le niveau de solvabilité reste élevé, malgré un léger recul. Mais ces résultats, aussi robustes soient-ils, ne suffisent plus à masquer les fragilités structurelles du modèle. Derrière les bons ratios, les charges augmentent, les équilibres techniques restent précaires (notamment en santé), et les nouvelles régulations, comme la réforme des IJSS, font peser un risque de déstabilisation.

Ces résultats viennent étayer les propos tenus la veille par la coprésidence du CTIP. En mettant en avant la solidité financière du modèle paritaire, ils confirment la capacité du secteur à maîtriser ses équilibres. Mais ils rappellent aussi, en filigrane, les contraintes déjà dénoncées en conférence de presse : augmentation des charges, instabilité réglementaire, et pression croissante exercée par l’État sur les financeurs privés de la protection sociale.
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