Le bâtiment négociera-t-il une complémentaire santé ?

Qu’ils soient ouvriers (IDCC 1596 et 1597), ETAM ou cadres, les salariés du bâtiment ne sont pas couverts pas un régime frais de santé de branche. A l’occasion de la renégociation des régimes prévoyance du secteur, les représentants des salariés tentent d’obtenir la tenue d’une négociation relative aux frais de santé. En vain jusqu’à présent. 

Un mauvais souvenir

Dans le bâtiment, l’enjeu des frais de santé constitue avant tout un bien mauvais souvenir pour les partenaires sociaux. Durant le second semestre de l’année 2015, alors que de nombreuses branches d’activité instituaient des régimes frais de santé de branche, le bâtiment s’est fait remarquer pour son incapacité à s’entendre sur la mise en place d’une telle complémentaire santé. Le négociateur de la CFDT pour le secteur du bâtiment rend ainsi compte de cet échec : « A l’époque, la FFB a voulu supprimer la prime de vacances de 30 % dont bénéficient les salariés afin de financer leur complémentaire santé. Au tout dernier moment, la Capeb a rejoint la FFB sur cette ligne. Autrement dit, les employeurs ne voulaient pas payer. C’était hors de question ». 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM revient sur l'impact de la généralisation de la complémentaire santé

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor et l'ACPR parlent du gel des tarifs des mutuelles

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #8 : tolérance Urssaf et 2 régimes prévoyance à suivre

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

You May Also Like
répartition industrie pharmaceutique
Lire plus

Médicaments : pourquoi la facture risque de s’alourdir pour les Ocam

La Drees met en lumière les mécanismes de l'envolée des dépenses de médicaments dans un dossier tout juste publié. La bonne dynamique, de plus en plus coûteuse pour tous les acteurs de la protection sociale est notamment portée par l'innovation thérapeutique. Les complémentaires santé prennent d'ailleurs en charge 10,9% des dépenses de médicaments selon les données de 2024. Or plusieurs facteurs annoncent un alourdissement de la note. ...