La réponse cinglante de la Mutualité française à l’UFC-Que choisir

La dernière étude de l’UFC-Que choisir sur les complémentaires santé est loin de plaire aux premiers intéressés. La Mutualité française a immédiatement réagi en rejetant purement et simplement les résultats en raison de la méthodologie utilisée.

 

Ce que conteste la Mutualité française, par la voix de Thierry Beaudet, son président, c’est la représentativité des résultats. En effet, comme nous l’indiquions hier dans notre critique objective de l’étude, l’association n’a obtenu que 498 contrats différents. Face aux plus de 40 millions de contrats portés par les organismes de complémentaire santé, il est difficile de croire à la représentativité de l’étude. La Mutualité conteste la technique de l’appel à témoignage utilisé par l’UFC-Que choisir qui « ne peut pas être considéré[e] comme une méthode sérieuse et représentative ». L’organisation représentant les mutuelles préfère se rattacher aux études de la Drees, dont le panorama sort en général en avril (voir ici le panorama 2019). 

La Mutualité française n’est pas seule à critiquer la méthode employée par l’association. Le CTIP s’est fendu d’une série de tweets expliquant pourquoi les données de l’étude sont fausses : 

 

D’autres acteurs, tels que Malakoff Médéric Humanis, ont directement répondu en publiant leurs propres chiffres évaluant la hausse moyenne des cotisations. 

 

D’après les données recueillies par la Mutualité française à partir de 13 millions de personnes, la hausse tarifaire moyenne en 2020 serait de 2,4%. Difficile de rapporter ce chiffre à l’étude de l’UFC-Que choisir qui parle, elle, d’une hausse médiane de 5%. 

Le communiqué de la Mutualité française s’attache également à contrer l’argument selon lequel la concurrence induite par la résiliation facilitée entrainera une baisse des cotisations. Selon M. Beaudet, cette réforme ne fera qu’augmenter les coûts d’acquisition des complémentaires santé et cassera les mécanismes de solidarité. Il ne faut donc pas s’attendre à une baisse des prix. En revanche, la concurrence accrue qui arrivera avec la résiliation facilitée entrainera probablement une concentration plus importante des acteurs de la complémentaire santé. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #12 : les grandes actus de la rentrée

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor et l'ACPR parlent du gel des tarifs des mutuelles

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

You May Also Like
Lire plus

La taxe OCAM disparaît temporairement du PLFSS 2027

Les députés réunis en commission des affaires sociales ont adopté les amendements de suppression de la taxe sur les complémentaires santé prévue à l'article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (PLFSS 2027). Cette suppression est évidemment temporaire et la taxe sera sans nul doute réinstaurée en séance publique. Ce qui est intéressant c'est de ...

Avis d’extension d’un accord territorial (Dordogne) conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 16 octobre 2026, les dispositions de l’accord territorial (Dordogne) 30 juin 2026 relatif à la détermination de la valeur de point pour le calcul de la prime d’ancienneté, à compter du 1er juillet 2026 conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie (...