Le projet de Grande Sécu probablement porté par Emmanuel Macron s’il est candidat à sa succession devient un feuilleton de plus en plus divertissant. Les premiers éléments sur ce projet, dévoilés la semaine dernière par l’agence de presse de Raymond Soubie (que de mamours entre le pouvoir et ses affidés), montrent en effet l’ampleur des dégâts : les assureurs santé perdraient environ 20 milliards de chiffres d’affaires, qui seraient transférés à la sécurité sociale. Ce transfert brutal mettrait à mort de très nombreux emplois, notamment dans le courtage en assurances et dans les mutuelles. On en profitera pour se gausser de la nomenklatura assurantielle, qui par conformisme anti-complotiste, soutient (toutes familles confondues) depuis cinq ans tous les combats du macronisme et se prépare à une défaite en rase campagne sans même réagir.

La Grande Sécu n’a pas fini de faire jaser. Nous avons déjà évoqué de très nombreuses fois cette chronique d’un désastre annoncé : alors que les comptes de l’assurance-maladie sont au plus mal, Macron rêve d’étrangler les assureurs santé dans leur cellule en transférant la plus grande part de leur activité (et de leur chiffre d’affaires) à la Sécurité Sociale. Mais pourquoi tant de haine ?