Nous l’annonçons depuis plusieurs semaines : Olivier Véran a pris le flambeau de la Grande Sécu, porté depuis de nombreuses années par les Kouchner boys et leur puissant héritier, Martin Hirsch, devenu directeur général de l’AP-HP, et il compte bien s’en servir pour allumer la flamme du prochain quinquennat. Ce projet est mijoté en sous-main avec les professionnels de l’assurance-santé, FNMF en tête, qui y voit l’occasion d’augmenter sa rentabilité. Mais ces mêmes assureurs-santé se sont livrés à une hilarante danse du ventre à destination du public des avertis, en faisant mine de défendre leur identité contre un projet de « nationalisation ».
Les connaisseurs du dossier de la Grande Sécu se sont bien divertis de la mascarade organisée à Réavie où les trois dirigeants des fédérations concernées par la Grande Sécu (directement impactées devrions-nous dire) ont expliqué qu’il vaudrait mieux ne pas nationaliser la santé. Dans cette assemblée bling-bling qui étale à Cannes les derniers modèles de coupé chèrement acquis avec les cotisations des assurés, on n’était pas loin de la très médiévale farce de Maître Patelin, sans qu’on ait vraiment désigné qui jouait le rôle de Patelin (pour les gens du métier qui découvrent cette farce, nous nous tenons à leur disposition pour une séance de culture générale).
En effet, les trois fédérations professionnelles impliquées dans l’assurance santé ont mis en scène leur unité contre un projet gouvernemental… qui est pourtant préparé avec leur parfait accord, et même leur soutien actif ! Nous ne pouvions manquer d’épingler aujourd’hui ces petits mensonges entre amis.
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