Il existe aujourd’hui tout une mode de l’assurtech qui fait croire que la numérisation aurait déjà révolutionné l’assurance. Dans la pratique, l’assurtech n’a pas encore modifié le fonds même de la relation entre les assureurs et les assurés. Mais la blockchain offre les « armes » nécessaires pour franchir ce cap. À condition de savoir à quoi ressemblera le contrat d’assurance de demain. Au fond, la révolution juridique pourrait devoir précéder la révolution numérique.

L’assurtech est devenue l’un des lieux communs qu’il est facile de citer dans une conversation pour faire sérieux, sans prendre beaucoup de risque. Le mot fleuri, autant que les start-up qui sont supposées l’incarner. Sauf que… à la différence d’un Uber qui a déplacé la chaîne de valeur du transporteur vers l’intermédiateur du transport, l’assurtech n’a guère modifié celle de l’assurance. C’est toujours le porteur de risques et son distributeur qui signent un contrat « fixe » et perçoivent des primes régulières pour couvrir un risque.