En juin dernier, nous faisions état des conditions difficiles dans lesquels les représentants patronaux et salariaux de l’enseignement agricole privé ont finalisé leur négociation portant sur l’élaboration d’une nouvelle convention collective nationale. Du fait de ces difficultés, des doutes subsistaient alors quant à la validation ou non du socle conventionnel par les négociateurs représentant les salariés.
Au cours du mois de juillet, les fédérations CFDT de l’agriculture d’une part et de l’enseignement privé d’autre part, bien implantées dans l’enseignement agricole privé, ont finalement décidé de signer la CCN issue des négociations. L’organisation syndicale justifie sa décision à la fois en expliquant que ne pas signer aurait signifié un retour au Code du Travail et en rapportant les garanties qu’elle a obtenues de la part des employeurs du CNEAP et du GOFPA au sujet des améliorations qui devraient rapidement être apportées au socle conventionnel.
D’après la CFDT, afin qu’elle signe la CCN, ces derniers se sont engagés sur différents points : suppression de « tous les jours de carence », formulation d’une ‘recommandation patronale pour conserver le temps de travail et le salaire des AVS en poste » et clarifications de « certaines dispositions du texte, sur la classification notamment ». Sur ce dernier point des classifications, la CFDT se félicite d’ailleurs de l’éventualité d’une reprise des discussions paritaires dès la rentrée prochaine, assurant avoir « obtenu l’engagement écrit des employeurs de poursuivre les négociations dès la rentrée, ainsi que de constituer un groupe de suivi des classifications et reclassement ».