Comme dans de nombreuses conventions collectives, les partenaires sociaux de la métallurgie (notamment IDCC 650 et 54) ont rapidement négocié sur le sujet des congés payés pendant la crise du coronavirus. Un accord a rapidement été conclu le 3 avril dernier. Il se démarque des autres textes par le soin avec lequel les signataires du textes ont détaillé les mesures proposées et certaines solutions sortent des sentiers déjà battus par les autres branches.
A la lecture de l’accord « congés payés et coronavirus » officiellement publié (et étendu) dans la métallurgie, on constate une première chose importante : la CGT n’est pas signataire. Le syndicat qui représente 30,30% des salariés du secteur déplore effectivement (outre ses déclarations outrées dénonçant un recul social) que certaines de ses propositions n’aient pas été retenues dans la version finale du texte. Nous allons voir que l’accord va pourtant au coeur du sujet avec pédagogie et propose des solutions inédites par rapport à ce que les autres branches ont pu négocier. En effet, plusieurs mesures vont au-delà du simple sujet des congés.