Depuis plusieurs mois, les relations sociales sont pour le moins perturbées chez Generali. A la fin de l’année 2015, plusieurs accords importants ont été négociés et signés, notamment au sujet de la complémentaire santé et du temps de travail. Alors que les discussions n’avaient déjà pas eu lieu dans un climat très serein, l’application des accords s’avère tout aussi difficile.
Deux négociations compliquées
Comme d’autres entreprises qui étaient déjà dotées d’un régime santé, Generali s’est attablé à le mettre en conformité avec les évolutions juridiques. La discussion, qui s’est tenue durant l’automne 2015, a notamment conduit à une baisse des garanties optiques et des remboursements de consultations médicales hors CAS. Les syndicats ont, certes, obtenu de la direction qu’elle s’engage à participer au financement d’une surcomplémentaire. Si l’UNSA, la CFDT et la CFE-CGC, totalisant près de 70 % des voix, avaient signé l’avenant, la CGT et FO l’avaient vivement dénoncé. Elles estimaient notamment que le régime précédent pouvait tout à fait être maintenu jusqu’en 2018, ce qui laissait du temps pour une discussion potentiellement plus fructueuse.