Assurance-vie : une année 2021 positive qui invite à la prudence selon l’ACPR

L’ACPR a récemment publié une étude analysant le marché de l’assurance-vie en 2021. Si l’épargne des ménages dépasse son niveau d’avant crise, des points d’attention restent sous surveillance du fait de l’évolution des taux et de l’évolution des marchés en fonction de la conjoncture.

L’étude diffusée par l’ACPR salue la dynamique de reprise de l’assurance-vie en 2021 qui a conduit la collecte nette à atteindre 18,3 Md€ (elle dépassait les 20 Md€ en 2018 et 2019). L’autorité constate d’ailleurs que la crise sanitaire n’a pas bouleversé le marché de l’assurance-vie : les bancassureurs fortement impactés par la crise (-4,2 Md€ de collecte nette en 2020) ont pu revenir aux niveaux d’avant crise en 2021 avec une collecte nette à 13,9 Md€. Les non-bancassureurs qui affichaient une collecte nette de -2,7 Md€ sur l’ensemble de l’année 2020 ont, eux aussi, renoué avec une collecte positive de 4,3 Md€ en 2021.

Cette dynamique est avant tout portée par les supports en unités de compte (UC) qui représentent 30,6 Md€ de collecte nette en 2021. En parallèle, les supports en euros affichent encore une décollecte (après -30,9 Md€ en 2020) de 12,3 Md€.

L’ACPR souligne que le succès des supports en UC conduit à faire peser le risque sur les clients. L’autorité comprend que les organismes d’assurance-vie incitent leurs clients à investir dans les supports en UC, toutefois, elle rappelle que les assureurs doivent renforcer leur devoir de conseil en la matière. Ils doivent faire en sorte que leurs clients aient bien compris le rapport rendement/risque, surtout s’ils optent pour une gestion pilotée. L’ACPR indique que les assureurs doivent toujours veiller à ce que leurs clients comprennent les risques auxquels ils exposent leur épargne, quelle que soit la complexité des stratégies envisagées par l’assureur. En clair, il faut s’attendre à ce que le respect du devoir de conseil et de l’adéquation entre les besoins du client et les produits qui lui sont proposés soient scrutés à la loupe dans un avenir proche.

Retrouvez l’étude complète de l’ACPR ci-dessous :

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Gel des tarifs santé en 2026 : Stéphanie Rist répond à Charles de Courson

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et contrats responsables

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #11 : 4 jurisprudences "CCN" à connaître

You May Also Like

Kereis lance une offre santé pour les TPE et PME

Ce communiqué a été publié par Kereis. Kereis, acteur majeur de la prévoyance et de la santé en France et en Europe, franchit une nouvelle étape dans la santé collective. Le courtier grossiste du groupe, Kereis Solutions, s’ouvre à un nouveau segment en lançant « Solutions Santé Entreprises », une formule qui s’adresse aux TPE et PME jusqu’à 100 salariés, gérée en interne et distribuée par ses partenaires courtiers. Avec ce lancement, le groupe Kereis...

Agrica lance sa nouvelle identité visuelle

Ce communiqué a été diffusé par Agrica. Nouvelle identité, nouveau site et nouveaux services : nous poursuivons notre transformation qui place nos clients - entreprises, salariés et retraités - au cœur de notre stratégie et de nos actions. On vous en dit plus ! ...
Lire plus

La PSC hospitalière encore reportée d’un an à 2028

Alors que la mise en place de la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) hospitalière devait s'appliquer le 1er janvier 2026 au lancement de la réforme, le gouvernement a acté un nouveau report d'un an supplémentaire. Finalement c'est le 1er janvier 2028, et non le 1er janvier 2027, que le personnel des hôpitaux et EHPAD publics devraient avoir une couverture santé. Ce report qui permet de limiter la hausse du budget de la sécurité sociale qui sera bientôt...

Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais prescrire 58 types de produits de santé

Un arrêté du 14 septembre 2026 fixe une nouvelle liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire à leurs patients. Les types de produits listés sont ceux qui peuvent être prescrits et ne concernent pas les produits et matériels utilisés pendant la séance (sauf si le médecin en décide autrement). L'arrêté contient désormais pas moins de 58 produits de santé différents alors qu'auparavant la liste n'en proposait que...