La FFA vient de publier le bilan 2019 des dispositifs AGIRA qui permettent de retrouver les bénéficiaires des contrats d’assurance vie ou de s’informer sur le décès éventuel d’un assuré ou d’un bénéficiaire. L’année 2019 a donné lieu à un bon important du nombre d’assurés dont le décès a pu être identifié : il est passé de 8 016 en 2018 à 12 330 en 2019.
Au total, les décès identifiés en 2019 grâce aux demandes reçues de l’AGIRA représentent 14 996 contrats et 713 M€. A titre de comparaison, le montant identifié en 2018 était à peine plus élevé que 356 M€. Avec un encours de 1 754 Mds€ pour l’assurance vie à la fin du mois de mai 2020, les contrats identifiés grâce à AGIRA n’en représentent que 0,04% en 2019. On voit donc que même si le volume de contrats en déshérence peut sembler élevé, les montants à régler qu’ils représentent ne constituent qu’une part infime des encours. Il est intéressant de connaître ces chiffres et cette proportion lorsqu’on se penche sur la proposition de loi actuellement en discussions pour les contrats de retraite supplémentaire en déshérence. Les montants dont il est question sont beaucoup plus faibles avec 238 Mds€ de provisions en 2018 d’après la Drees. On peut alors imaginer que lorsque le mécanisme prévu par la loi verra le jour, l’impact restera relativement faible pour les assureurs : si les contrats en déshérence détectés ne représentent, là aussi, que 0,04% du total des provisions, cela ne représenterait « que » 95 M€ à verser dans le cadre des contrats identifiés.