En décembre dernier, la CFDT et la FNEMSA, la fédération patronale de la MSA, se sont entendues sur l’avenant 36 de révision des classifications de la CCN de la mutualité sociale agricole.
Etant donné l’importance jouée par la CFDT, première organisation salariale en voix (48,5 %), dans le cadre du dialogue social interne à la MSA, il apparaissait probable que l’avenant 36 allait pouvoir entrer en vigueur. Un improbable retournement de situation remet pourtant ceci en cause.
Les quatre autres organisations salariales de la MSA : la CGT, FO, la CFE-CGC et l’UNSA, s’étant opposées à l’avenant de décembre, il est réputé nul et non écrit. Dans l’ensemble, les syndicats qui se sont opposés à l’avenant l’ont fait parce qu’ils ont jugé qu’il augmentait les responsabilités liées aux fonctions sans améliorer réellement les rémunérations et qu’il accordait trop d’importance aux primes individuelles au détriment des revalorisations salariales collectives.