Vu à la télé : mais quelle mouche a donc piqué Guillaume Ancel (AGIRC-ARRCO) ?

retraite complémentaire AGIRC-ARRCO

Directeur de la communication de l’AGIRC-ARRCO, Guillaume Ancel est aussi un ancien officier de l’armée de terre et un écrivain connu pour les ouvrages qu’il a publiés sur des questions militaires.

A ces derniers titres, Guillaume Ancel est fréquemment invité dans les médias, où il s’exprime généralement très librement – notamment eu égard à la fonction qu’il occupe à l’AGIRC-ARRCO. En début de semaine, les téléspectateurs de C dans l’air, émission diffusée sur France 5, ont ainsi pu voir et écouter le directeur de la communication de l’AGIRC-ARRCO s’exprimer au sujet à la fois de l’actualité politique syrienne et de l’actualité politique française.

Semblant oublier que Bachar Al Assad a longtemps été considéré et traité en France comme un homme d’Etat comme un autre, Guillaume Ancel a sous-entendu que ses soutiens dans notre pays se trouvaient essentiellement du côté de la gauche et de la droite radicales. « La chute d’Assad pose la question des figures françaises qui l’ont soutenu et valorisé. On se souvient de Thierry Mariani, de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd’hui, on est en droit de leur demander des comptes » a-t-il estimé.

Puis, bien lancé, il en est même venu à juger que ces deux derniers responsables politiques étaient en réalité « plus inquiétant[s] » que les islamistes intégristes qui viennent de prendre le pouvoir en Syrie : « Après le début de la guerre civile, que ces personnes-là aient continué de citer Bachar Al Assad comme un exemple de lutte contre les islamistes doit nous interroger sur leur radicalité, et comme par hasard, ce sont les mêmes qui soutiennent Poutine, ce qui est assez inquiétant. Plus inquiétant d’ailleurs que les quelques dizaines de djihadistes qu’on aperçoit en Syrie ». Ce propos a contraint la présentatrice à recadrer quelque peu son invité.

Ainsi le directeur de la communication de l’AGIRC-ARRCO s’exprime-t-il dans les médias, sur des sujets plutôt éloignés des enjeux de retraite. En l’état, ces prises de position ne paraissent, certes, pas émouvoir les partenaires sociaux.

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