Dans les services à la personne, une négociation salariale laborieuse

Depuis la fin de l’année dernière, les gestionnaires patronaux et salariaux de la convention collective des entreprises de services à la personne – l’une des CCN qui couvrent les salariés de ce vaste secteur d’activité – sont engagés dans une négociation de revalorisation des minima salariaux conventionnels.

Dans l’ensemble, cette négociation apparaît pour le moins laborieuse. Trois séances ont déjà eu lieu, qui n’ont permis de trouver aucun point d’accord entre les représentants des employeurs et ceux des salariés.

D’après les représentants des salariés de la branche, unanimes à ce sujet, cette situation de blocage procède du refus des employeurs de formuler une proposition de grille s’éloignant quelque peu du SMIC pour les premiers niveaux et présentant des écarts trop limités entre les différents niveaux. « Après trois réunions de NAO, les organisations patronales s’entêtent à proposer des écarts trop faibles entre les niveaux dont le premier reste au SMIC. Les écarts proposés sont édifiants sur leur manque d’engagement pour une meilleure reconnaissance des salariés et pour répondre aux enjeux qui attendent le secteur : de 0,05€ ; 0,07€ et 0,24€ par heure (7,58€ par mois…) » déplorent les organisations salariales dans un communiqué unitaire.

Ces dernières se déclarent d’autant plus irritées par la situation que, depuis le déclenchement de la crise sanitaire, les salariés de la branche travaillent « dans des conditions difficiles ». Surtout, elles rappellent qu’elles ont appuyé les demandes patronales auprès des pouvoirs publics de revalorisation du tarif des prestations réalisées par les entreprises – en contrepartie, en l’occurrence, de promesses de hausses salariales. « Grâce à ce soutien, le patronat a eu gain de cause mais il n’a pas tenu son engagement sur la revalorisation des salaires » dénoncent les représentants des salariés.

Partant de ces éléments, ils demandent à ce que la prochaine réunion de négociation soit plus fructueuse. « Les organisations syndicales appellent les organisations patronales à prendre la mesure de la valeur du travail assumé par les salariés et attendent des propositions décentes pour la prochaine CPPNI prévue le 21 février 2022 ».

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