PLFSS 2022 : première réaction syndicale

Cette publication provient du site du syndicat de salariés Unsa.

Pour la 2ème année consécutive, et en raison de la crise sanitaire, la hausse des dépenses de la Sécurité sociale a été plus forte que prévu. Il faut cependant noter que ces dépenses exceptionnelles sont en partie compensées par la reprise économique. Cette tendance prouve que lorsque l’emploi se porte bien, les comptes sociaux aussi.

Mais ce constat ne doit pas occulter le débat sur la prise en charge de la dette Covid par l’Etat ou par la Sécurité sociale.

Pour l’UNSA cela apparait d’autant plus nécessaire à l’heure où la Sécurité sociale affiche un déficit de 35 Md€.

S’agissant des mesures présentes dans le PLFSS, l’UNSA regrette le nouveau report d’une loi ambitieuse pour le grand âge et le maintien de l’autonomie.

Les gouvernements successifs ne cessent de repousser ce problème pourtant voué à prendre toujours plus d’ampleur en raison du vieillissement de la population et de la croissance des maladies chroniques.

Pour l’UNSA, cette situation est d’autant plus grave qu’elle laisse à la charge des assurés sociaux et de leurs familles, un véritable problème de société qu’ils ne peuvent porter seuls.
L’UNSA juge donc que les mesures pour l’autonomie sont insuffisantes.

L’UNSA salue cependant l’instauration d’un tarif de prise en charge « plancher » en cas de recours aux services à domicile (APA).

Cette mesure vient en effet corriger une inégalité flagrante, puisque le niveau de prise en charge qui dépend aujourd’hui du département de résidence est très inégal d’un territoire à l’autre. Elle permet également de favoriser le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie.

Dans cette lignée, l’UNSA salue également la « contemporanéisation » du crédit d’impôt (déduction fiscale immédiate pour les particuliers employeurs), versé en cas de recours aux services à la personne. Il s’agit en effet d’une amélioration qui permettra un meilleur accès financier à ces services, mais également d’un véritable instrument de lutte contre le travail non déclaré.

S’agissant du secteur hospitalier et médico-social, l’UNSA se félicite que des moyens supplémentaires soient mobilisés pour 2022.
L’UNSA rappelle toutefois qu’elle souhaite que les dépenses de santé puissent être abordées de façon pluriannuelle dans les années à venir.

L’UNSA note enfin avec satisfaction que les pensions de retraites ne seront pas sous-indexées, préservant ainsi le pouvoir d’achat des retraités.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et contrats responsables

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

You May Also Like
Lire plus

Urgences : derrière les moyennes, la double peine du lieu et de l’âge

La Drees (service statistique des ministères sociaux) livre deux nouvelles études les urgences hospitalières à partir d'informations qui datent de 2023. Le constat est difficile car derrière la durée moyenne de passage — 3h10, contre 2h15 il y a dix ans — se dessinent deux inégalités : l'une concerne le service des urgences où l'on se présente, l'autre concerne l'âge du patient. Un état des lieux qui n'est pas sans conséquences pour les assureurs complémentaires. ...

Avis d’extension d’un avenant prévoyance à la CCN de l’industrie de salaison et charcutière en gros

Le ministre travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 3 juin 2026, les dispositions de l’avenant du 16 avril 2026 relatif au régime de prévoyance pour les salarié.e.s cadres relevant des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des industries de la salaison, charcuterie en gros et conserves de viandes du...

Avis d’extension d’un avenant à un accord territorial dans la métallurgie (Drôme-Ardèche)

Le ministre travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 3 juin 2026, les dispositions de l'avenant n° 3 du 27 mars 2026 à l'accord territorial (Drôme-Ardèche) du 9 juin 2022, relatifs aux dispositions spécifiques aux salariés, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 (...