A l’occasion de leur dernière réunion paritaire de branche, qui s’est tenue au tout début du mois de juin, les représentants patronaux et salariaux du caoutchouc ont engagé une négociation relative à l’épargne salariale.
D’après nos informations, cette discussion s’est toutefois ouverte dans des conditions quelque peu singulières. D’après plusieurs représentants salariaux, les négociateurs représentant le patronat, regroupés au sein du syndicat national des caoutchouc et des polymères, auraient justifié l’ouverture de la négociation en affirmant qu’elle résulte avant tout d’une obligation légale – en lien avec la loi Pacte. Autrement dit, la chambre patronale aurait sous-entendu qu’elle n’était pas tout à fait convaincue de l’opportunité de doter la branche d’un accord d’épargne salariale.
Commentant cette affaire, FO affirme, sûre d’elle : « il n’y aura donc pas d’accord sur ce thème dans la branche du caoutchouc ». Les prochaines semaines diront si ce jugement s’avère fondé ou non mais, si tel devait effectivement être le cas, le déroulement de la « négociation » sur l’épargne salariale du caoutchouc fournirait un bon exemple des effets pervers des injonctions étatiques permanentes à la négociation paritaire.