Fusions de branches : le point par la CFDT

Cette publication provient du site du syndicat de salariés CFDT.

Amorcé en 2016, le processus de fusion des branches professionnelles est à un tournant.  

Il resterait actuellement 220 conventions collectives de branches, un nombre proche de l’objectif de 200 fixé par la loi El Khomri d’août 2016, a estimé la Direction générale du travail (DGT) lors d’une rencontre devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). C’est trois fois moins que lors du lancement du chantier (687 conventions collectives étaient alors inventoriées pour le seul régime général, hors agriculture). La première phase de restructuration – censée « remédier à l’éparpillement conventionnel et mutualiser les moyens [pour avoir] des branches plus fortes », rappelle la DGT – consistait essentiellement à fusionner les branches « en sommeil » (celles connaissant une faible activité conventionnelle) et les branches de moins de 5 000 salariés. En parallèle des travaux menés par la Commission nationale de la négociation collective, la négociation a ainsi permis aux partenaires sociaux de restructurer 88 branches, le processus de fusion des 76 conventions collectives de la métallurgie en une seule étant toujours en cours. 

Mais le plus dur commence, estime la CFDT. Les ordonnances travail ont fixé un nouveau plafond de 100 branches, objectif pour lequel le rapport Ramain, très attendu, doit donner des pistes de réflexion. 

Temps d’évaluation nécessaire 

« Ce rapport pourrait notamment dessiner un paysage conventionnel ciblé. Avant sa mise en œuvre, un délai serait accordé aux branches pour proposer un regroupement différent du schéma classique, à condition de garder une cohérence économique et sociale », avance Philippe Portier, secrétaire national chargé du dossier. Or, en matière de dialogue social, la précipitation n’est jamais bonne conseillère. « Si la première phase était nécessaire, elle a aussi beaucoup déstabilisé les branches qui n’ont eu d’autre activité que celle de chercher à harmoniser des activités et des identités professionnelles parfois très éloignées. » Si l’objectif initial est d’aboutir à une amélioration du dialogue social, on pourrait imaginer « un temps de pause salutaire avant de s’attaquer à la fusion de branches fortes de dizaines de milliers de salariés ». Rien n’est moins sûr. Alors que deux versions provisoires ont déjà fuité dans la presse ces dernières semaines, le rapport définitif, lui, pourrait être rendu public le 23 mars. 

 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #11 : 4 jurisprudences "CCN" à connaître

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

You May Also Like

Arrêté d’agrément de certains accords de travail dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif

La ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, a donné son agrément, par arrêté du 10 juillet 2026, publié le 11 juillet 2026, les dispositions les accords de branche et conventions collectives nationales mentionnés dans les tableaux suivants, conclus dans la branche des établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif BASS réunissant la CCN 66 (...

Arrêté d’extension d’un accord territorial (Drôme-Ardèche) dans la CCN de la métallurgie

Le ministre du travail et des solidarités, a étendu par arrêté du 7 juillet 2026, publié le 11 juillet 2026, les dispositions de l’avenant n° 3 du 27 mars 2026 à l'accord territorial du 9 juin 2022 portant dispositions spécifiques aux salariés de la métallurgie de la Drôme-Ardèche, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie (...