Alors que les hôpitaux français font face à d’importants défis financiers et organisationnels, les deux principaux représentants des institutions du secteur dépensent leur énergie à une lutte sans merci. Lamine Gharbi, président de la fédération de l’hospitalisation privée (FHP) et Frédéric Valletoux, président de la fédération hospitalière de France (FHF) ont pourtant beaucoup à perdre dans cette lutte.
Montée des tensions et rupture des relations
La dernière passe d’armes entre Frédéric Valletoux et Lamine Gharbi aura finalement conduit à une rupture des relations entre la FHP et la FHF. Juste avant l’ouverture du « salon autonomie », qui se tient à Paris depuis le mardi 19 mai, la FHF a publié une plaquette dressant un bilan sévère de l’hospitalisation privée, accusée de faire du profit avec de l’argent public, dans un secteur qui, selon elle, devrait normalement ne relever que du service public. L’occasion pour la FHF de défendre l’hôpital public face aux accusations de dérives des coûts, en comparaison notamment à la situation prévalant dans les hôpitaux privés : financement de la recherche, non-sélection des patiens, obligations de service public expliqueraient notamment les écarts entre le public et le privé. Ces arguments n’ont pas vraiment convaincu Lamine Gharbi, qui a dénoncé un « pamphlet entièrement dirigé contre l’hospitalisation privée » et a décidé de ne pas participer au « salon autonomie ».