L’étude de la Drees sur les établissements de santé en 2023 fait un état des lieux sur la médecine d’urgence. Elle révèle qu’en dépit de tensions persistantes, l’activité des urgences enregistre un repli inédit. La baisse du nombre de passages s’explique par les stratégies de régulation mises en place : fermetures ponctuelles, restrictions des horaires, obligation d’appel préalable au Samu. L’activité se concentre désormais sur les grands établissements publics, tandis que les structures privées restent en retrait. Les Samu stabilisent leur activité après dix ans de hausse, mais la pression reste forte.

La baisse de fréquentation des urgences en 2023 masque une pression toujours forte sur l’hôpital public. Si les passages diminuent, notamment en pédiatrie, la demande de soins non programmés reste soutenue. La régulation en amont et la réorganisation du premier recours autour du Samu déplacent la charge vers les structures les plus sollicitées, dans un contexte de fermetures ciblées.