Travailleurs de 2e ligne : la CGT réclame une hausse franche des salaires

Cette publication provient du site du syndicat de salariés CGT.

Exposés au COVID sans pour autant être soignants, ils ont continué à travailler pendant le premier confinement. Ils attendent toujours que les risques qu’ils ont pris soient reconnus par le gouvernement.

Agriculteurs, maraîchers, aides à domicile, agents de sécurité ou d’entretien, ouvriers du bâtiment, caissières… Ce sont en tout 17 familles de métiers de la « deuxième ligne » qui ont été identifiés par un rapport réalisé à la demande du gouvernement.

Cela représente 4,7 millions de personnes 

Les salariés concernés doivent avoir été exposés au virus par des contacts sociaux fréquents, qu’ils aient été amenés à travailler avec du public ou avec leurs collègues.
Ensuite, ils doivent avoir été présents sur leur site de travail pendant le premier confinement.

La CGT demande que soient ajoutés à cette liste certains salariés qui ont continué à effectuer depuis leur domicile un travail essentiel, comme par exemple les salariés de la Sécurité Sociale qui ont permis que des prestations soient versées aux salariés en arrêt maladie.

Au terme de « deuxième ligne », la CGT préfère le terme de travailleurs « d’utilité sociale », notamment parce que certains de ces travailleurs se sont retrouvés en première ligne, comme les agents d’entretien des hôpitaux.

Des promesses avaient été faites à ces salariés dès le printemps 2020, mais n’ont toujours pas été concrétisées 

Leur reconnaissance doit se faire sous la forme d’augmentations de salaires pérennes, pas en leur octroyant une prime. Parmi eux, ils sont nombreux à être payés au SMIC.

L’Etat doit donc montrer l’exemple en augmentant significativement le montant du salaire minimum.

Les salariés de ces différents métiers ont aussi pour caractéristiques communes d’avoir des conditions de travail et d’emploi difficiles. Plus souvent à temps partiel ou avec des horaires atypiques, ils sont généralement peu diplômés, ont peu de perspectives de carrière et risquent davantage de perdre leur emploi.

« Au-delà de la question du salaire, il y a un travail de fond à mener pour revaloriser de manière pérenne ces métiers, par des plans de formation ou des possibilités d’évolution de carrières. » commente Aurélie Mahout, responsable du pôle Emploi-garanties collectives au sein de l’Espace revendicatif.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #5 : l'actualité des CCN Syntec, chimie, sécurité sociale

Lancer la vidéo

PSC au sein des GIP : David Amiel répond à Nadège Havet

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

You May Also Like

Le paysage fait évoluer la partie « retraite » de ses ouvriers et ETAM

Dans la convention collective nationale (CCN) des entreprises du paysage (IDCC 7018), l'avenant n° 47 du 17 septembre 2025 met à jour les indemnités de départ en retraite des salariés ouvriers, employés et techniciens agents de maîtrise (ETAM). Le texte est tout juste paru au Bulletin officiel des conventions collectives (BOCC) agricoles. Il s'appliquera le 1er juillet...

Les activités hippiques rectifient leur CCN

Les partenaires sociaux de la convention collective nationale (CCN) des activités hippiques (IDCC 7026) ont signé un avenant le 2 décembre 2025 pour adapter leur texte conventionnel aux observations de la sous-commission d'extension. L'avenant a été conclu par les organisations patronales GHN, AEDG et SEDJ ainsi que par les syndicats de salariés FGTA FO, CFTC Agriculture...

Les caves coopératives vinicoles se dotent d’un accord type d’intéressement

Dans la convention collective nationale (CCN) des caves coopératives vinicoles et leurs unions (IDCC 7005), un accord a été conclu pour proposer aux entreprises du secteur un accord type d'intéressement (entièrement facultatif). Ce texte est daté du 13 novembre 2025 et il s'appliquera le lendemain de la parution de son arrêté d'extension au Journal officiel. Signalons...

Les CCN de la coopération agricole adaptent l’une de leurs commissions paritaires interbranches

Les partenaires sociaux de plusieurs conventions collectives nationales (CCN) du secteur des coopératives agricoles (et familles associées) ont décidé de faire évoluer le fonctionnement de leur commission paritaire nationale interbranches de l'emploi et de la formation professionnelle (CPNIEFP). Le texte a été signé il y a presque un an, le 3 juin 2025, mais il vient seulement d'être diffusé officiellement au Bulletin officiel des conventions collectives (BOCC) agricole....