Représentativité: vers un naufrage patronal

Ce n’est pas le 15 novembre (comme l’avait souhaité le gouvernement), mais bien le 16, que la bande des 3 (MEDEF, CGPME, UPA) s’est retrouvée pour tenter de trouver une issue au débat sur la représentativité patronale. Selon nos informations, la réunion devait initialement se tenir avec les présidents et les directeurs généraux, mais un contre-ordre non parvenu dans les temps à l’UPA a déséquilibré la composition de la tablée. Alors que Jean-Pierre Crouzet est venu flanqué de l’inévitable champion de surf biarrot Pierre Burban toujours tiré à quatre épingles, Pierre Gattaz et François Asselin sont venus seuls.  

La réunion se tenait dans les locaux du Groupement des Industries Métallurgiques dont Gattaz fut président. Dans la petite salle aveugle, les quatre représentants patronaux ont exposé leurs divergences de vue. Le MEDEF entendu bien ne pas fonder la représentativité des syndicats patronaux sur le nombre d’entreprises adhérentes, mais seulement sur le nombre de salariés employés par ses entreprises. La CGPME et l’UPA défendent le point de vue inverse. 

Le débat a donné lieu à une nouveauté: Gattaz a reconnu qu’il entendait conserver la majorité du financement paritaire pour son organisation. Un changement de méthode de calcul pourrait se traduire, selon les autres parties, par une baisse de recettes de 2 ou 3 millions d’euros pour le MEDEF, soit 10% du budget.  

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