Décidés afin de permettre aux entreprises de surmonter, autant que faire se peut, les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire du coronavirus, les reports et exonérations divers de cotisations sociales ne font pas les affaires de tous les acteurs économiques. Les huissiers de justice, en particulier, en font les frais.
Lors de la réunion paritaire de la branche qui s’est tenue le 18 juin dernier, les représentants patronaux de la profession ont dressé un état des lieux plutôt inquiétant de la situation et des perspectives économiques de la profession. Evoquant une activité en baisse de 60 à 70 % sur la première partie de l’année 2020 par rapport à la même époque en 2019, ils ont estimé que, selon toute probabilité, l’an prochain ne serait pas non plus un bon millésime.
En lien avec ces mauvais chiffres de conjoncture, plus de 80 % des salariés de la branche seraient concernés par le régime de l’activité partielle. Surtout, et bien que les représentants patronaux se veuillent rassurants, dans cette profession peu habituée aux remous sociaux, les rumeurs de multiplication de procédures de licenciements commencent à inquiéter fortement les salariés et leurs représentants.