La structure du salaire touché par les salariés du privé varie énormément selon la convention collective dans laquelle ils évoluent. La dernière étude de la Dares (le service statistique du ministère du travail) sur le sujet révèle de grandes différences de situations en fonction des secteurs. Certains s’appuient davantage sur le salaire de base, d’autres sur des compléments de salaires (primes ou heures supplémentaires), ou encore sur l’épargne salariale.
Pour réaliser son étude, la Dares s’est intéressée à tous les salariés des entreprises d’au moins 10 salariés du secteur privé. Elle découpe le salaire reçu par les salariés du privé en 4 parties. La première est celle du salaire de base. Puis vient la part du variable de rémunération assimilable à du salaire (cela peut être des primes, la rémunération d’heures supplémentaires ou complémentaires. En troisième lieu arrive la rémunération due à l’épargne salariale (avec le plan d’épargne entreprise, interentreprise ou groupe, le plan d’épargne retraite collectif). Puis les autres éléments de rémunération arrivent en 4e position avec les indemnités éventuelles (chômage partiel, licenciement, mise à la retraite) ou bien les rachats de jours sur le compte épargne-temps.